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FAQ

Retrouvez ici toutes les réponses aux questions les plus fréquemment posées concernant le projet.

Le projet en bref

Pourquoi avoir fait le choix d’un câble urbain ?

En raison des multiples obstacles physiques : ferroviaires, routiers, fonciers et topographiques, le téléphérique s’est imposé comme le moyen de transport collectif le plus pertinent. Innovant, le transport par câble apportera une réponse concrète aux difficultés quotidiennes de déplacements des habitants de ce territoire (réseau de transports collectifs restreint, bus ralenti par les embouteillages, etc.), À terme, il permettra de desservir plus de 20 000 habitants et 6 000 emplois. Les Villes de Limeil-Brévannes, Valenton et Villeneuve-Saint-Georges seront ainsi désenclavées et connectées à la ligne 8 du métro à la station Pointe du Lac et à l’ensemble du réseau de bus de ce secteur.

Pourquoi parle-t-on de téléphérique ?

Le téléphérique est un mode de transport collectif constitués par un ou plusieurs câbles sur lesquels se déplacent des cabines. Très répandu en montagne, ce type de transport a aussi fait ses preuves en ville ; c’est le cas à Londres, La Paz, Hong Kong, Alger ou encore New York, et plus récemment en France à Brest, Toulouse et à Saint-Denis (Réunion). On parle alors de « téléphériques urbains ». La  « télécabine » ou le « monocâble » peut s’appliquer au Câble C1 car c’est le système qui a été retenu afin de s’adapter à l’ensemble des conditions d’insertion du projet, sur le territoire.

Qui porte le projet ?

Depuis les études préalables et jusqu’à la réalisation du Câble C1, la maîtrise d’ouvrage est assurée par Île-de-France Mobilités, en concertation avec les collectivités locales (Département du Val-de-Marne, villes de Valenton, Limeil-Brévannes, Villeneuve-Saint-Georges et Créteil) et l’ensemble des partenaires du territoire. La construction du téléphérique, des stations et leur aménagement est financée par l’État, la Région Île-de-France et le Département du Val-de-Marne. L’exploitation et les cabines sont financées par Ile-de-France Mobilités. Cette exploitation sera quant à elle assuré par un exploitant désigné début 2023 par Île-de-France Mobilités dans le cadre d’une Délégation de Service Public.    

Quelle sera la fréquence du Câble C1 ? Combien de passagers sont attendus par heure ?

La fréquence de passage des cabines sera inférieure à 30 secondes. La fréquentation journalière devrait s’élever à 11 000 voyageurs par jour à la mise en service et jusqu’à 12 000 à l’horizon 2030. D'après les premières estimations, à l'heure de pointe du matin, la fréquentation de la ligne s’élèverait à 1 100 voyageurs dans le sens Villeneuve-Saint-Georges / Créteil car la plupart d’entre eux se dirigent vers Créteil et Paris.

Comment s’organiseront la montée et la descente des voyageurs ?

La montée et descente des voyageurs seront séquencées pour fluidifier les flux et apporter un confort optimal à chacun : les passagers prioritaires monteront en premier et descendront de la cabine en dernier.   A l’ouverture automatique des portes, les cabines circuleront à une vitesse très lente d’environ 9 cm/seconde permettant aux voyageurs d’embarquer ou de descendre des cabines, en toute sécurité. Selon les besoins, les cabines pourront être ralenties davantage ou arrêtées.   Le personnel de l’exploitant, présent à chacune des stations du Câble C1, veille à la sécurité, régule les flux et facilite, au besoin, la montée ou la descente des voyageurs. Il contrôle également le ralentissement des cabines ou leur arrêt, en cas de nécessité ou à la demande des voyageurs.   Aux stations terminus (Créteil-Pointe du Lac et Bois Matar), les quais arrivées/départs seront distincts.   En station intermédiaire (Temps Durable, Emile Zola, Emile Combes), les quais arrivées/départs seront mutualisés par direction. Sur chaque quai les flux seront bien encadrés, avec une zone dédiée aux passagers prioritaires.

Quelles seront les précautions prises en cas d’intempéries ?

Le territoire concerné par le téléphérique est toutefois peu concerné par ces épisodes de vents forts. Toutefois, en cas de forts vents, c'est-à-dire à partir de 70 Km/h, la vitesse des cabines sera réduite. En période de tempête (vent supérieur à 90km/h), le téléphérique sera arrêté et des bus de substitution seront systématiquement mis en place.

Qu’est-il prévu lors des périodes de maintenance du Câble C1 ?

Comme tous les téléphériques, le Câble C1 nécessitera une maintenance annuelle de 10 jours consécutifs. Durant cette période, des bus de substitution seront organisés et communiqués en amont aux usagers.

Quel est le dispositif de secours prévu ?

Un système de secours automatique est prévu. Ce dispositif appelé « récupération intégrée » permettra alors aux voyageurs de regagner les stations en toute sécurité, en restant à l’intérieur des cabines.

Le tracé

Pourquoi ne pas prolonger le Câble C1 jusqu’au RER D de Villeneuve-Saint-Georges ?

A ce stade, un tel prolongement a été écarté car les études réalisées ont montré qu’il impliquerait des impacts très importants sur l’environnement urbain. Par ailleurs, la mise en service du Câble C1 devrait soulager les lignes de bus J1 et J2.  

Pourquoi n’y a-t-il que des lignes droites entre deux stations ?

Les cabines du transport par câble sont tractées par un seul câble en mouvement continu et unidirectionnel, entre deux stations. Un tracé comportant des angles nécessiterait la réalisation de stations intermédiaires supplémentaires. Or, chaque station additionnelle générerait des difficultés d’insertion sur un territoire densément urbanisé et aurait des impacts sur le projet d’allongement du temps de parcours et en termes de coûts.

Quelles correspondances seront possibles entre le Câble C1 et le réseau de transport en commun actuel ou à venir ?

Le Câble C1 permettra les correspondances suivantes :

  • À Créteil Pointe du Lac : Métro 8 et Bus 393, 117, 23, K
  • Aux Temps Durables : Bus O2
  • À Emile Zola : Bus K, O2 .
  • À Emile Combes : Bus J1, J2, O2
  • À Bois Matar :  J1, J2, G1, G2
Afin de faciliter les correspondances du Câble C1, le réseau de bus évoluera d’ici la mise en service et fera l’objet d’une communication aux usagers.

L'environnement

Quels seront les impacts du téléphérique sur les oiseaux ?

Les risques de collision des oiseaux avec les cabines sont très faibles, ces dernières étant facilement repérables. Afin de faciliter la détection des câbles, des balises spécifiques seront positionnées. Par ailleurs toutes les opérations de défrichage nécessaires à la réalisation du Câble C1 seront réalisées en dehors des périodes de nidification de l'avifaune.

Quel sera l’impact sur la végétation ?

L’implantation de la ligne de Câble C1 impose le défrichement de quelques espaces et l’abattage de quelques arbres. Toutefois, la coupe d’arbres sera limitée car la réglementation actuelle ne contraint plus à la suppression de l’ensemble des arbres situés sous la ligne du téléphérique. Dans tous les cas, tout a été mis en œuvre pour limiter au maximum l’impact sur l’environnement naturel, intégrer et protéger les arbres existants dans le projet et durant la durée des travaux.

La concertation

Quand a eu lieu la concertation ?

Une première phase de concertation préalable a été organisée entre septembre et octobre 2016, au cours de laquelle Île-de-France Mobilités a pu présenter au public les résultats des premières études. Puis, une deuxième phase de concertation continue a été initiée en 2018 et s’est déroulé tout au long de l’année. Enfin, une enquête publique s’est déroulée du 25 mars au 11 mai 2019. Elle a permis aux élus, habitants, riverains et usagers de participer aux débats et de donner son avis sur les conditions d’insertion du téléphérique. Par ailleurs la concertation s’est poursuivie avec de nombreux acteurs tout au long des études d’avant-projet et de projet (collectivités, partenaires, associations).

À quoi a servi la concertation ?

Les enseignements principaux de la concertation préalable ont été les suivants : -Réaliser les études sur la base d’un tracé de 4,5 km, reliant Créteil et Villeneuve-Saint-Georges en desservant les communes de Limeil - Brévannes et de Valenton. -Poursuivre les études de faisabilité sur les variantes d’implantation et de conception des stations (plusieurs scénarios d’implantation pour les stations Pointe du Lac et Émile Zola, et une variante de conception pour la station Temps Durables). -Porter une attention particulière à la qualité de l’insertion du Câble dans son environnement. -Poursuivre les échanges avec les habitants et les élus des différentes communes du tracé. Un travail spécifique a également été réalisé en partenariat avec des associations de défense des droits des personnes à mobilité réduite (PMR) lors de la concertation. Depuis la concertation, de nombreuses études ont été réalisées, telle que l’étude d’opportunité et de préfaisabilité de trois variantes supplémentaires de stations et de tracés au niveau de Pointe du Lac, l’étude d’impact et l’étude de consolidation des coûts. Les temps d’échanges se sont poursuivis, notamment avec les partenaires et les associations PMR, afin de faire du Câble C1 un moyen de transport adapté aux besoins et aux attentes de tous les usagers.

Les nouveaux aménagements

Quelles sont les caractéristiques des pylônes ?

Les 33 pylônes nécessaires au Câble C1 ont fait l’objet d’une attention très particulière tant dans leur conception, que dans le choix de leur implantation.   Leur implantation a été définie en concertation avec les acteurs du territoire en tenant compte de l’environnement urbain, en veillant à limiter les impacts sur les parcelles privées, à limiter les dévoiements de réseaux, à limiter le déboisement, à réduire la co-visibilité et à prévenir les risques de collision d’un véhicule routier tiers contre ces ouvrages. Suite à concertation, l’emplacement de certains pylônes a été modifié durant les études d’avant-projet.   La hauteur des pylônes en ligne varie en fonction de la topographie locale, des obstacles à franchir et de la position des stations. La hauteur a également été retravaillée suite aux concertations menées par Ile-de-France mobilités, de manière à limiter au maximum la covisibilité et préserver un maximum de végétation. A proximité immédiate des stations, des pylônes de plus petites tailles seront implantés.   Enfin, certains pieds de pylônes seront habillés par de la végétation ou équipés de mobilier urbain (assises en bois, arceaux pour vélos).

Y a-t-il une réglementation qui impose une distance entre les cabines et les habitations ?

Le Câble C1 traverse des secteurs d’habitations. La réglementation impose une distance de 8 mètres minimum entre les façades des habitations et les cabines. Tout au long du tracé, la hauteur a été adapté au maximum, en tenant compte des différentes contraintes techniques, pour augmenter au maximum cette distance vis-à-vis des habitations riveraines et pour limiter les impacts visuels. Ainsi, sur toute la ligne du C1, la distance la plus faible sera de 15m et ne concernera qu’un seul bâtiment. A Créteil par exemple, les cabines seront à la fois éloignées en largeur et en hauteur : elles passeront plus haut que le toit des bâtiments les plus proches. Les cabines seront aussi opacifiées dans leur partie basse pour éviter les vues vers le bas. Le voyage debout dans la cabine sera également interdit.

Le téléphérique génère-t-il des nuisances sonores ?

    Une grande attention a été portée dans la conception du projet, depuis ses prémisses pour limiter au maximum les émissions sonores. Toutes les mesures et dispositifs œuvrant en ce sens ont été déployées :
    • sélection du type de câble,
    • sélection du système de motorisation le plus silencieux,
    • localisation de la motorisation au sein de la station la plus éloignée des habitations (à Temps Durables),
    • isolation phonique des stations et des toitures

    Des aménagements pour les modes actifs (piétons, cyclistes, …) sont-ils prévus ?

    Aux abords de chaque station, les aménagements seront conçus pour faciliter l’accès à tous (vélo, piétons, PMR, PSH...), en toute sécurité. Des arceaux à vélo ainsi que des consignes abritées et sécurisées seront implantés sur toutes les stations.

Calendrier et coût

Combien coûtera ce projet ?

Le coût du projet est estimé à 132 millions d'euros, hors cabines. La construction du téléphérique, des stations et leur aménagement est financé par l’État (21%), la Région Île-de-France (49%) et le Département du Val-de-Marne (30%). Ile-de-France Mobilités finance quant à elle les cabines.

Qui financera l’exploitation du Câble C1 ?

Le fonctionnement du Câble C1 est pris en charge par Île-de-France Mobilités. Pour en savoir plus sur le financement des transports en commun en Ile-de-France : page Ile-de-France Mobilités.

Quelles sont les prochaines étapes du projet ?

Les études finales (PRO) sont actuellement en cours de finalisation. Les premiers travaux concessionnaires ont débuté à Créteil le 26 septembre 2022. Les travaux préparatoires et d’infrastructures démarreront en 2023 pour une mise en service à l’horizon 2025.